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Andreaw Gravillon : « Le seul objectif sera de gagner »

27 Nov. | Equipe pro

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Le match

FC Lorient FC Lorient 0 - 1 Montpellier-HSC-859 Montpellier

Andreaw, peux-tu nous raconter ton parcours de footballeur ?
J’ai commencé le foot, en région parisienne, du côté de Créteil. Ensuite, je suis parti à Garges les Gonesses. En 2013, j’ai participé à un regroupement d’une quarantaine de jeunes pour intégrer l’Inter de Milan. J’ai réussi les tests et je suis en parti en Italie en juillet 2014. J’ai passé trois saisons à Milan avant de connaître plusieurs prêts consécutifs : Pescara, Benevento, Sassuolo puis Ascoli. SI je dois retenir un seul club, je parlerai de Pescara. J’ai véritablement explosé là-bas, en Serie B. C’est un club qui m’a beaucoup apporté sur les plans tactique et technique. Et aujourd’hui, je suis très heureux d’être à Lorient.

On parle souvent de la rigueur italienne. Confirmes-tu cette idée de jeu ?
Oui, les entraînements sont très difficiles en Italie. On travaille énormément le physique et la tactique. Les séances sont très longues. Certaines fois, nous avions même deux entraînements par jour, plusieurs fois par semaine. C’est un pays et un championnat où l’on doit beaucoup travailler pour réussir. J’ai connu cette philosophie dès mon arrivée à Milan.

Qu’as-tu retenu de tout cela ?
J’ai appris qu’il fallait être tout le temps concentré, que ce soit aux entraînements ou lors des matches. Il n’y a pas de place pour l’à peu près. Sur les séances d’entraînement, c’était très éprouvant d’un point de vue athlétique. A mon arrivée, j’étais un peu moins structuré que mes jeunes coéquipiers, notamment tactiquement et physiquement. Je suis devenu un joueur plus costaud. J’ai beaucoup progressé aussi sur les sorties de balles, dans le domaine aérien sur le jeu vers l’avant.

Est-ce une fierté pour toi d’avoir suivi ton apprentissage en Italie ?
Oui, bien sûr. Je n’aurais sans doute pas progressé de cette façon dans un autre pays. C’est un championnat dans lequel tu apprends énormément. Quand tu arrives, comme moi aujourd’hui, dans un nouveau championnat, tu peux apporter tes connaissances tactiques au groupe. C’est intéressant de partager cela avec mes coéquipiers. Mais chaque pays et chaque championnat ont leurs spécificités.

Quelles sont, pour toi, tes caractéristiques techniques ?
Je me considère comme un joueur explosif, rapide, plutôt bon techniquement avec une bonne détente. Après, j’essaye d’apporter un maximum à un groupe. Sur la communication aussi. Je ne me considère pas comme un leader, au sein d’un groupe, nous le sommes tous. C’est ma perception. On a tous quelque chose à apporter à l’un ou à l’autre.

Quelles différences fais-tu entre la Ligue 1 et la Serie A ?
Ce sont déjà deux grands championnats européens, membres du Top 5. L’Italie est reconnue pour être tactique et physique. La France est peut-être plus axée sur la jeunesse, la technique. En tout cas, ce sont deux très bons championnats dans lesquels j’ai pu et je vais m’épanouir.

Comment te sens-tu au sein du FC Lorient ?
Depuis que je suis arrivé ici, je me sens très bien. J’ai découvert une grande famille, un très bon groupe qui travaille beaucoup. On passe nos journées ensemble, que ce soit avec les joueurs ou le staff. Je sens que le FC Lorient va beaucoup m’apporter, me faire progresser. Je suis dans un club qui mérite d’être en Ligue 1 et qui doit y rester. On va se donner les moyens de décrocher ce maintien, d’être ambitieux. Lorient peut faire de belles choses.

Vous affrontez Montpellier dimanche. Quel est ton regard sur cette formation ?
C’est un très bon club, avec une grande histoire. Il réalise un très bon début de championnat. Cette 5ème place en championnat en est la preuve. Il faudra se méfier de leurs attaquants, très en forme ces derniers temps. Mais je préfère rester focalisé sur nous, notre jeu. Après la défaite à Lille, on sera très motivé. Il va falloir prendre des points et avoir l’envie de l’emporter, chez nous. Je n’ai rien d’autre en tête. Le seul objectif sera de gagner.

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