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Christophe Capian « Cette obtention des barrages est méritée ! »

20 Mai. | Féminines

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Christophe Capian, entraineur de l’équipe des séniors féminines, fait un point sur la saison de son équipe. Les féminines, en régional 1, viennent d’obtenir leur ticket pour participer aux barrages d’accession à la Division 2. Il a accepté de répondre à nos questions.

Christophe, racontez-nous cette saison en tant qu’entraineur de l’équipe des séniors féminines

Alors c’était ma première saison « post-covid » après mon arrivée à ce poste en septembre 2020. La première saison pleine de mon équipe aussi, avec un groupe de séniors renouvelé à quasiment 50% en début de saison. Donc il a fallu travailler aussi bien sur le cohésion, que sur le jeu. On a malheureusement connu quelques épisodes compliqués avec notamment la grave blessure, en novembre, de notre meilleure attaquante. Il a donc fallu rebondir ensuite.

Et en fin de saison, on s’est battu pour cette deuxième place, synonyme d’accession aux barrages. Une seconde place que l’on a fini par obtenir !

Une place en barrages obtenu… lors de la toute dernière journée !

Oui ! Un dernier match décisif à domicile, face à Ploërmel, que l’on remporte 5 buts à 0. Les filles ont su répondre présent, avec une très belle prestation. Donc je pense que sur l’ensemble du championnat, cette obtention des barrages est méritée.

Quel est le calendrier des barrages ?

On attend le tirage des play-offs, qui a lieu aux alentours du 23/24 mai. Tirage qui va définir notre première rencontre aller/retour au mois de juin. Puis, si on l’emporte, une seconde rencontre aller/retour pour accéder à la D2.

On est 24 équipes à participer à ces barrages, 22 issues des ligues en R1 ainsi que les deux dixièmes de division 2.

En janvier, vous avez disputé un 16ème de finale de Coupe de France face au Paris FC… Quelles sensations d’affronter des pensionnaires de D1 ?

Oui on a eu ce privilège de recevoir le Paris FC. Au Stade du Moustoir qui plus est ! Avant la rencontre, on savait que l’écart serait grand. Mais vivre cet évènement, c’était très stimulant et enthousiasmant ! Les filles ont beaucoup couru, beaucoup souffert surtout (rires). Mais c’était un réel plaisir de jouer cette rencontre. On s’était dit qu’on n’aurait peut-être plus jamais la chance de rejouer ce genre de rencontre. Il fallait profiter.

Est-ce que disputer ces play-offs, à l’issue de cette saison, était un objectif annoncé ?

Ce n’était en tout cas pas l’objectif premier en début de saison. Car ni moi ni le club n’avions été mis dans une situation d’obligation de résultats. La stratégie première était de faire progresser le niveau général de la section des féminines.

Vous prenez alors ces play-offs comme du bonus ?

Ces play-offs ? Je vois cela comme une superbe expérience à vivre, avec des matches à enjeux. Le moment pour nos jeunes joueuses de prendre de l’expérience. Et si on aborde ces play-offs, de manière similaire à notre dernier match de championnat, on peut faire de très belles choses.

Au-delà de ces très bons résultats de l’équipe sénior, on sait que l’objectif est bien plus général pour la section féminine…

Oui totalement. On vise un développement général de la section. C’est pour moi ce qu’il y a de plus important, de plus significatif. Il faut que ça soit un mouvement positif de tout un secteur d’activité, et un mouvement initié par le club du FC Lorient. On doit être à la hauteur et à l’image des valeurs du club.

Et le FC Lorient doit pouvoir, dans les années à venir, se décliner au féminin. Ça serait, à terme, une très belle reconnaissance. Et cela passe notamment par l’équipe des séniors féminines qui doit devenir un modèle pour nos jeunes joueuses.

Un développement qui se traduit de quelle manière ?

On a créé, cette année, la section sportive 4ème/3ème. Avant que j’arrive, la section lycée existait déjà. Ça veut dire que les filles, de la classe de 4ème à la terminale, ont un aménagement scolaire adapté, afin de s’entrainer, cinq fois par semaine, dans les meilleures conditions possibles.

On est vraiment entré dans un triple projet. Sportif, scolaire et éducatif. On a encore des choses à améliorer, mais on est vraiment sur la bonne voie.

Sur le modèle des avancées de la section masculine ?

Complétement. A mon arrivée, j’ai été recruté par Régis Le Bris, directeur du centre. L’idée était de pouvoir distiller, sur tout le secteur féminin, ce qui se fait chez les garçons. Que ce soit sur la méthodologie des entrainements, en termes de valeurs, d’accompagnement des joueuses…

Je passe beaucoup de temps avec les équipes du centre, et je remercie tout le monde pour le travail qui est fait. Et je tiens à remercier aussi le président de l’association, Yves Larmignat, qui nous accompagne quotidiennement et qui nous aide à nous développer.