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FC Lorient – Saint-Etienne : Stéphane Pédron et ses années vertes

26 Fév. | Infos Club

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Le match

FC Lorient FC Lorient 2 - 1 logo_asse St. Etienne

Emblématique milieu de terrain des Merlus, à la patte gauche fulgurante, Stéphane Pédron, élu meilleur joueur de Ligue 2 en 1998 et aujourd’hui membre de la cellule de recrutement du FC Lorient, avait quitté le Morbihan pour Saint-Etienne à l’été 1999. Il nous raconte.

Stéphane, tu as joué à Saint-Etienne de 1999 à 2001. Te souviens-tu de ton arrivée à l’ASSE ?
Oui, je me souviens même des tous premiers contacts. C’était avec Gérard Soler qui était le directeur sportif stéphanois à cette époque. A Lorient, nous étions déjà condamnés pour la Ligue 2. Je me baladais en ville et Gérard Soler m’appelle. La majorité des gens sait que Saint-Etienne est un club que j’affectionne tout particulièrement depuis mes 5-6 ans, lors des années 1975-1976 quand les Verts flambaient. Quand je suis arrivé là-bas, j’étais très impressionné de découvrir ce club mythique, ce stade. J’avais été très bien accueilli par Patrick Revelli, figure emblématique du club pour les gens de ma génération. Ce sont de bons souvenirs.

Est-ce la plus grande étape de ta carrière ?
Oui, parce que j’avais fait une année de Ligue 1 avec Lorient et ensuite poursuivre ma carrière chez les Verts avec cette première expérience m’a fait beaucoup de bien. J’étais assez serein. La découverte de la Ligue 1 avec Lorient était aussi un moment fort. J’étais déjà au club en Ligue 2. Mais arrivé dans un club comme Saint-Etienne avec un énorme passé, ça fait drôle. J’arrivais dans un des plus grands clubs français à l’époque. Aujourd’hui, côté palmarès, d’autres clubs sont au même niveau que les Stéphanois mais ça restera un grand moment.

D’autant plus avec un parcours comme le tien…
Oui, en effet. Je n’ai pas fait de centre de formation. A 20 ans, je travaillais et je jouais au niveau amateur. Si on m’avait dit à ce moment-là que j’allais devenir footballeur professionnel, je ne l’aurais pas cru mais en plus à Saint-Etienne…Vis-à-vis de mon passé et de ma jeunesse, c’était très beau.

Dans tous les cas, il était difficile de refuser l’AS Saint-Etienne au début des années 2000…
Oui, très difficile. Je me suis décidé très rapidement. Il m’a fallu trois ou quatre jours pour acter ma venue chez les Verts. A l’époque Saint-Etienne remontait en Ligue 1. Avec Lorient, on s’est croisé. Ce sont de merveilleux moments mais il fallait être bon d’entrée de jeu.

Lors de ta première saison, vous terminez 6èmes du championnat…
Avec des hauts et des bas. On avait une grosse période de flottement mais on finit très fort cette saison. La majeure partie nous étions dans le milieu de tableau. Mais avec ce public et cette ferveur, c’était extraordinaire.

Ce n’est donc pas une légende…
Non, vraiment pas. Déjà, jouer contre Saint-Etienne à Geoffroy Guichard, c’est impressionnant mais jouer pour les couleurs vertes, c’est encore autre chose.

Lors de ta deuxième saison, vous descendez…
J’avais signé quatre ans et j’espérais vraiment y rester le plus longtemps possible. Malheureusement, il y a l’affaire des faux passeports. On était dans le milieu de tableau à la mi-saison et on nous a ôtés entre sept et dix points. On s’est retrouvé très proches des relégables et on n’a pas réussi à se maintenir. C’était difficile de combler l’écart.

Quels sont tes souvenirs les plus marquants ?
A Saint-Etienne, j’en ai eu plein. C’était mon premier match à Monaco. La première fois que l’on m’a donné ce maillot vert et que je l’ai enfilé pour le lancement de la saison de Ligue 1 est un grand moment. Et en plus je marque un joli but à Louis II…Ensuite, j’ai eu la chance de marquer dans les deux derbies à Geoffroy Guichard. La première année on fait match nul face à Lyon et je réponds à Sonny Anderson. Quand tu marques dans un derby, pour l’acclimation, il n’y a rien de mieux. Les gens s’en rappellent encore, c’est impressionnant, alors que ça fait vingt ans.

As-tu toujours des accroches stéphanoises ?
Oui, bien sûr. Il y a une famille que je connais bien. Quand je descends en vacances notamment, je dévie toujours par Saint-Etienne et j’essaye d’aller la voir. C’est une famille qui m’a super bien accueilli avec mon épouse. Ils pourraient être mes parents. On ne connaissait pas la région, on vivait en campagne, à l’écart de la ville et ils nous ont accueillis les bras ouverts. On a gardé des relations avec eux. Ce sont des gens extraordinaires.

Forcément, tu suis Saint-Etienne plus que tout autre club…
Oui, je regarde les résultats. Je suis triste quand ça ne va pas, heureux pour eux quand ça tourne. Mais cette année, en l’occurrence, Saint-Etienne peut être un concurrent direct, je suis bien évidemment Lorientais cette année. J’aimerais bien sûr que les deux clubs se maintiennent.

Quand Fabien Lemoine a rejoint le club, la discussion est-elle vite abordée ?
Quand il est arrivé on a tout de suite parlé de Saint-Etienne. Je me souviens aussi avoir eu une discussion avec Kevin Monnet-Paquet avant qu’il parte là-bas. Ça me fait toujours plaisir de voir des joueurs stéphanois nous rejoindre ou faire le chemin inverse. Ils ont souvent peur d’arriver dans une ville pas très jolie mais je suis un fervent supporter de cette ville.