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Gilles Kerhuiel : « Je travaillais au port de pêche »

29 Avr. | Infos Club

Vestiaires - Gilles Kerhuiel - Stéphane Le Garrec

Le match

FC Lorient FC Lorient 2 - 0 Logo_Angers_SCO_-_2021.svg Angers

Gilles Kerhuiel, l’ancien défenseur des Merlus, qui a notamment connu la Ligue 1 en 1998 avec le FC Lorient, a aussi porté les couleurs d’Angers SCO. Il revient sur ses années lorientaises et angevines.

Que retenez-vous du football de la fin des années 1980 ?
Le football a vraiment évolué. Je ne sais même pas si on peut parler de même sport qu’aujourd’hui. A l’époque, il y avait beaucoup de natifs de Lorient au club. Ce qui est beaucoup moins le cas aujourd’hui.  On travaillait tous aussi à côté. Les conditions d’entrainement et de logistique n’étaient pas les mêmes. A l’époque, le FC Lorient était en Ligue 2. Le club faisait le yoyo entre la troisième et la deuxième division (nationale et ligue 2 aujourd’hui). Et c’est à ce moment-là que j’ai montré le bout de mon nez. Avec des joueurs comme Christophe Le Roux, Stéphane Le Garrec ou Jocelyn Gourvennec.

Faire ses débuts pros avec le club de sa ville natale, est-ce quelque chose de particulier ?
Oui, bien sûr. Après, je n’ai pas suivi un cursus classique. Je suis devenu professionnel en partie grâce à un concours de circonstances. J’avais un travail en parallèle, comme beaucoup de joueurs au FC Lorient à l’époque. Aux débuts des années 1990, beaucoup de joueurs non professionnels cumulaient même deux emplois.

Vous êtes le premier natif de Lorient à évoluer en Ligue 1 avec les Merlus. Est-ce un sentiment de fierté ?
De la fierté, pas spécialement. C’était dans l’esprit de cette époque. Je travaillais au port de pêche. Les supporters, je les voyais le matin au café, on se connaissait. Les supporters de l’époque s’identifiaient à nous, les joueurs.

Garder cette identité locale dans les clubs est importante ?
Aujourd’hui, c’est beaucoup moins facile de par la réalité économique notamment. Mais oui, je pense que c’est toujours important de garder cette identité locale. On peut le retrouver aujourd’hui au FCL à travers des dirigeants, des éducateurs au club, et je trouve que c’est une bonne chose.

Enzo Le Fée est originaire de Lorient. C’est important pour le club ?
Bien sûr, il y a de très bons joueurs dans la région. D’avoir une cellule de recrutement composée de locaux, c’est très important aussi.

Gilles Kerhuiel, sous le maillot d’Angers, à la lutte avec Eli Kroupi

Après Lorient, vous avez connu Châteauroux et Angers. Ce dernier est l’adversaire de Lorient ce dimanche. Quels souvenirs gardez-vous de ce passage à Angers ?
De très bons souvenirs. Je me suis vraiment plu là-bas. C’est mon deuxième club de cœur. Il y avait des similitudes entre Lorient et Angers à l’époque. Aujourd’hui, ce sont deux clubs très bien structurés.

Stéphane Moulin, l’actuel entraîneur d’Angers, va quitter le club en fin de saison après dix ans. Est-ce une page qui se tourne ?
Oui, c’est sûr.  Stéphane Moulin, je l’ai connu au moment du rachat d’Angers en 2005. J’étais entraîneur de l’équipe réserve, après 5 ans en tant que joueur, et c’est lui qui m’a remplacé à Angers à la tête de l’équipe réserve. Ça fait donc plus de 15 ans qu’il est au club et son travail est remarquable.

Quel regard portez-vous sur la saison du FC Lorient ?
Ils ont eu du mal à appréhender la Ligue 1, mis du temps à trouver un équilibre. Mais depuis le mois de janvier, ils enchaînent les très bons matchs. Il y a aussi des joueurs qui se révèlent, c’est toujours très intéressant.

Quelles sont vos occupations aujourd’hui ?
Ce sont plus que des occupations. Je travaille dans l’immobilier, en tant que marchand de biens, depuis quatorze ans.

Un pronostic pour dimanche ?
J’aimerais beaucoup que Lorient gagne pour se mettre à l’abri en vue de cette fin de saison.