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Laurent Koscielny : « Je ne peux dire que du bien de Lorient »

22 Oct. | Infos Club

Laurent KOSCIELNY - 15.08.2009 - Lorient / Montpellier - 2eme journee de Ligue 1
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Le match

FC Lorient FC Lorient 1 - 1 1200px-Logo_des_Girondins_de_Bordeaux.svg Bordeaux

Laurent Koscielny, le défenseur et capitaine des Girondins de Bordeaux, va faire son retour au stade du Moustoir onze ans après l’avoir quitté. L’international français (51 sélections, 1 but) est revenu sur le début de saison de sa formation, sur ses souvenirs lorientais et la rencontre à venir dimanche.

Laurent, comment te sens-tu depuis ce début de saison ?
Ça va bien. Je reviens d’une petite blessure à la cheville qui me gênait depuis pas mal de temps. J’ai pu la soigner et me remettre au point physiquement. On essaye de retrouver des sensations pour être au maximum et donner le meilleur pour l’équipe.

Comment juges-tu l’entame de championnat des Girondins ?
Si tu regardes au niveau comptable, nous sommes un peu en difficulté. C’est une situation nouvelle avec un changement de président, un changement d’entraîneur une semaine avant le début du championnat avec beaucoup de nouveaux joueurs qui ne parlent pas forcément français…C’est une question d’adaptation et de cohésion de groupe. On sait qu’il faut du temps mais dans le foot on n’en a pas trop. Il faut vite que la mayonnaise prenne. On fait des efforts sur ces points durant les entraînements et en-dehors. On essaye de mettre tout le monde dans les meilleures conditions pour qu’ils donnent le meilleur pour le groupe. En termes de jeu, on doit continuer sur ce que l’on fait après notamment notre match contre Nantes. On a retrouvé un peu plus de certitudes dans notre jeu. On est jugé sur nos résultats et il nous manque une petite victoire qui permettrait de confirmer tous les efforts de ces derniers temps.

Tu vas effectuer ton véritable retour au stade du Moustoir dimanche. Qu’est-ce que ce retour te procure ?
C’est sympa. Franchement, je suis très content de revenir à Lorient. J’ai passé une année exceptionnelle là-bas tant sur le plan sportif qu’humain. J’ai rencontré de superbes personnes lors d’une magnifique saison. Je n’ai que des bons souvenirs au FC Lorient et je ne peux en dire que du bien. Ça me fait vraiment très plaisir de revenir jouer au Moustoir.

Tu as pris part à la saison historique du club en Ligue 1. As-tu des souvenirs marquants qui te reviennent quand tu repenses à cette saison ?
Oui, bien évidemment. J’ai des flashes. On a eu aussi le meilleur résultat du club en Ligue 1 parce qu’on avait un groupe de qualité avec des hommes exceptionnels. Ces joueurs avaient à cœur de partager leurs expériences ou de donner ce qu’ils avaient en termes de qualités. Je repense à Marama, Olivier Monterrubio, Kevin Gameiro, Morgan Amalfitano, Sigamary Diarra…Il y a plein de choses qui reviennent en tête, des victoires, des buts…C’était un tout. Le coach Gourcuff avait réussi à créer cette mentalité et d’aller chercher des joueurs venant de Ligue 2 entourés de joueurs que j’ai cité précédemment. La mayonnaise a pris et tout s’est bien passé.

Il y avait presque un sentiment d’invincibilité à domicile lors de cette saison…
Oui, c’est vrai mise à part Marseille et Lyon je crois. On a été très solides à domicile. On avait pris un maximum de points. On avait un challenge entre nous à savoir finir le plus haut possible en fin de saison. On a joué le dernier match face à une équipe qui comptait se qualifier en Ligue des Champions et on l’a battu. Nous avons été professionnels jusqu’à la fin de la saison. On souhaitait faire les efforts ensemble sur le terrain avec une vie de groupe excellente.

Clin d’œil du destin, le seul point noir de cette saison ne serait-il pas cette demi-finale de Coupe de la Ligue face…aux Girondins de Bordeaux ?
Oui, car nous étions à une étape de jouer une finale au stade de France. Le match était plutôt bien parti puisque j’ouvre le score mais Marouane Chamakh aime trop plonger dans la surface (rires). Je l’ai retrouvé quelques semaines plus tard à Arsenal car on avait signé ensemble là-bas. C’est le point noir de cette saison car on aurait pu vivre une finale. Ce sont des aléas d’une carrière d’un joueur et d’un club.

Au bout d’une saison au FCL (40 matches, 4 buts), tu pars à Arsenal en Premier League…
J’étais avec ma femme et on pensait rester plus longtemps à Lorient, quelques années encore. J’avais signé quatre ans et je n’avais aucune raison de quitter le Morbihan. J’étais dans un groupe de qualité, avec 22des personnes attachantes. Rien ne pouvait m’envoyer ailleurs. Ensuite, Arsenal ne se refuse pas. Le train ne passe qu’une seule fois. Je suis monté dedans et donc parti au bout d’une seule saison.

As-tu toujours suivi attentivement les résultats et l’évolution du club ?
Toujours. J’étais revenu un an après mon départ pour assister au dernier match de la saison contre le Paris SG. J’avais toujours des collègues dans l’équipe et ensuite des jeunes joueurs d’Arsenal sont venus en prêt à Lorient. J’ai connu Mattéo Guendouzi qui m’avait rejoint à Arsenal aussi. J’ai toujours eu un œil attentif sur les résultats du club, je regardais comment cela se passait. Quand tu as passé une très belle saison dans un club, c’est tout naturel de suivre attentivement ses performances.

Le public du Moustoir sera certainement ravi de te retrouver dimanche. Avais-tu noué une relation particulière avec les supporters ?
En an c’était peut-être un peu trop court. J’ai toujours été respectueux avec les supporters. Ce sont des personnes importantes pour le club, les joueurs. A Lorient, ils sont toujours été gentils et formidables donc il n’y a pas de souci avec les Lorientais.

Quel regard portes-tu sur le FC Lorient de cette saison ?
Il y a bien évolué que ce soit en termes de joueurs ou d’infrastructures. Le club est dans la continuité de ce qu’il essaye de construire et de mettre en place depuis plusieurs années avec ce coach, une philosophie de jeu. Lorient a toujours en tête de trouver des petites pépites venues de Ligue 2 ou de l’étranger comme ça a toujours été le cas. C’est rare que Lorient se trompe sur ces profils. Pour cette saison, le club a su conserver quasiment la même ossature que l’an dernier, a su garder ses attaquants sauf Wissa. Ils doivent continuer à grandir petit à petit pour s’installer en Ligue 1 comme nous l’avions fait par le passé.

A quel type de rencontre t’attends-tu dimanche ?
Ce sont deux équipes qui sont peut-être en manque de points depuis 2-3 matches. J’espère que la situation en termes de résultats ne va pas freiner le match. Il faudra lâcher les chevaux, en tout cas pour nous. Il faudra que l’on soit constant sur un match entier puisque nous ne l’avons pas été cette saison et retrouver une certaine solidité défensive, de l’allant offensivement. Prenons du plaisir sur le terrain et aussi en donner. On en prend qu’avec des victoires. Ce sera intéressant.