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Pierre Bazin : « Il faut mettre du sens dans notre travail »

20 Sep. | Equipe pro

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Pour ce dernier numéro de présentation du nouveau staff professionnel, c’est au tour de Pierre Bazin de se confronter à l’exercice de l’interview. Le préparateur physique du FC Lorient nous parle de son parcours, de son poste ainsi que de son expérience au club. 

Pierre, tout d’abord quel est ton parcours avant ton arrivée au FC Lorient ?
Au départ, j’ai fait mon DEA en STAPS à Nantes en physiologie et biomécanique. Et à ce moment là je suis vite rentré en contact avec le FC Nantes pour effectuer des travaux de recherche. Ensuite, j’ai passé mon DESS à Dijon, où j’étais toujours en relation avec le FC Nantes dans mon suivi d’études. Puis j’ai enchainé par un DEA, où je me suis spécialisé dans l’isocinétisme.

Puis tu rejoins le FC Nantes…
Oui, j’avais en charge toute la partie sur l’isocinétisme avec le groupe professionnel. Mais aussi un rôle de préparateur physique au centre de formation. Et j’ai fait cela pendant cinq années.

Et ensuite ?
J’ai rejoint Boulogne-sur-Mer où je m’occupais des pros en Ligue 1, cela pendant 1 an et demi. Ensuite, Tours en Ligue 2 pendant quatre saisons. Une expérience où j’ai pu faire la rencontre d’Olivier Pantaloni, qui m’a demandé de le suivre à Ajaccio. J’ai passé deux ans en Corse.

Plusieurs expériences avant de rejoindre la Bretagne et le FC Lorient…
C’est ça. Un jour Mickaël Landreau, que j’avais eu comme joueur à Nantes, m’appelle pour me demander de faire parti de son staff à Lorient. Et cela fait maintenant six ans que je suis au FC Lorient. J’ai donc connu le staff de Mickaël Landreau, de Christophe Pelissier et, aujourd’hui, celui de Régis Le Bris.

Le FC Lorient a aujourd’hui une nouvelle organisation en préparation physique. Comment cela s’articule t’il ?
On avait la volonté, depuis un moment, de réorganiser la cellule de préparation physique au sein du club. Et de créer une cellule commune entre le groupe professionnel et le centre de formation. Et on a pris la décision de nommer un adjoint pour le groupe professionnel, Romaric (Boch), afin de développer de nombreuses procédures que je ne pouvais plus assurer avec ma charge de travail au quotidien. Et la deuxième idée était de développer une vraie identité club au sein du secteur de la préparation physique. Avec notamment Corentin (Cornet) et Alexis (Denissel) chez les jeunes. Et de créer un réel pôle de performance au FC Lorient. J’ai donc une partie de mon travail qui repose sur le pilotage de cette nouvelle cellule.

Pour le groupe professionnel, tu formes donc un duo avec Romaric Boch
Romaric, je le connais depuis très longtemps. On s’est connu quand j’étais à Tours et que lui était à Châteauroux. Et depuis on est toujours resté en relation. C’est quelqu’un qui arrive au club avec de l’expérience. Et notre duo permet d’avoir deux animations différentes en préparation physique. Cela permet aussi d’avoir de la variété dans un domaine qui n’est pas forcément le plus apprécié par les joueurs. Et les rôles sont loin d’être figés. On essaye de varier nos missions, on se partage les choses etc. Romaric fait aussi le lien avec le centre de formation.

Et quelle est la réaction des joueurs sur cette nouvelle organisation ?
Ça se passe très bien. Parce qu’humainement ça colle parfaitement. Et il faut aimer la relation si tu veux réussir dans ce rôle de préparateur physique. Mais le joueur doit aussi et surtout comprendre pourquoi on travaille d’une manière ou d’une autre. Il faut mettre du sens dans notre travail. Et avoir une relation de franchise.

Et pourquoi s’être orienté vers de la préparation physique ?
J’ai toujours eu cet intérêt pour la performance. Et ce que je trouve passionnant, c’est le chemin à emprunter pour arriver à cette performance. Et ce chemin n’est jamais le même en fonction des joueurs, des situations etc. Et notre réussite c’est que le joueur soit performant sur le terrain.

On comprend qu’il faut avoir une mentalité particulière pour réussir dans ce secteur ?
Évidemment. Il faut toujours anticiper, construire, créer des projets. Chercher aussi. C’est une philosophie à avoir. Il faut aussi savoir se remettre en question en permanence, se former en permanence.

Tu as vu des évolutions dans le poste de préparateur physique ?
Oui clairement. Déjà dans l’approche du sportif. Parce que les joueurs évoluent. On a une partie management qui est plus importante qu’auparavant. Et aujourd’hui, on travaille énormément avec les données. Sur les gestions de charge notamment. C’est beaucoup plus scientifique qu’il y a quelques années. On est dans l’expertise.